connexion divine

 

Difficile de parler de sexualité.

Chaque article me vaut des messages grivois et même franchement… disons « primitifs », d’invitations scabreusement érotiques, voire érotico spirituelles ou carrément des injures de la gente bien pensante, veillant en silence sur la bonne moralité populaire.

Cette littérature de bas étage est le plus souvent d’origine masculine, je dois bien l’admettre ! Ce qui confirmerait la maxime « qu’un homme penserait au sexe toutes les 7 secondes ».

Eh béh, le pauvre ! Où peut-il bien caser le reste ?

« Pas besoin d’être une sorcière

Pour avoir un manche à balais

J’en ai un qui me dit « Poussière,

Tu iras où je veux aller », chantait Claude Nougaro, avouant ainsi que, pour lui, « la petite tête (Mars) menait la grande (Soleil)».

D’ailleurs, il parait que le mot « sexe » est le plus courant dans les recherches Internet.

Nous parlons là d’une catégorie d’hommes. Evidemment, c’est loin d’être la majorité. Et n’oublions pas les femmes !

Alors, pour commencer, ne mélangeons pas tout : sexe et sexualité ne sont pas la même chose.

Et il y a sexualité et Sexualité.

Mais d’abord, qu’est-ce que la sexualité ?

D’après un dictionnaire classique :

« Sexualité : nom féminin.

Biologie : caractère de ce qui est sexué, ensemble des caractères propres à chaque sexe. Exemple : la sexualité des plantes.

Ensemble des comportements relatifs à la satisfaction de l’instinct sexuel. Sexualité infantile, adulte.

Synonymes : libido, sexe. »

Rien de bien excitant !

Mais je retiendrai plus particulièrement « sexualité infantile, adulte ».

Quelle est la différence ?

Justement, à mon avis, tout est là !

Car en astrologie relationnelle, ce n’est la même chose.

Alors, après le dictionnaire classique, voici le petit dictionnaire astrologique de la sexualité ou « comment les planètes mènent le sexe ».

Une histoire astrale.

La sexualité « infantile » donc, immature, instinctive et inférieure, celle « des 7 secondes » relève de Mars et de Lilith, la Lune Noire.

La sexualité « adulte », donc responsable, supérieure, détachée du plan reproductif pour s’orienter vers le plan divin, relève de Saturne bien intégré (qui ne fait plus souffrir), Neptune et Pluton. Mais un Pluton compris, bien intégré lui aussi et surtout transcendé. Celui qui nous transforme en profondeur et transmute en Anges nos démons intérieurs.

Il irait même jusqu’à nous mener à notre part sexuelle divine (Uranus), celle qui nous relie enfin au Grand Tout (Neptune).

A l’heure où tant de drames sexuels se révèlent (Mars / Lune Noire), appellent justice (Jupiter / Saturne) ou crient vengeance (Mars), il est peut-être judicieux d’analyser la sexualité, telle que les astres (Mars / Uranus / Pluton / Lune Noire) la définissent.

Ainsi, dans un thème astral féminin ou masculin, c’est difficile d’équilibrer la sexualité quand Mars est trop puissant ou mal aspecté. Soit, on s’efforce de l’ignorer (Saturne trop rigide), soit, elle nous domine complètement (Mars / Pluton / Lune Noire).

Esclave de ses montées d’hormones, Mars est-il toujours en quête de sexe (Mars / Lune Noire), poussé par ses instincts les plus primaires (Lune / Mars), sans voir plus loin que ses envies ?

Ce qu’on appelle pudiquement « obsession sexuelle » (Lune-Noire / Mars / Saturne) ?

Au point d’en devenir fou (Jupiter, Pluton) et d’aller jusqu’à tuer pour ça (Pluton / Lune Noire / Uranus / Mars) ? Agresser, s’emparer des autres et les traiter comme des jouets ?

La femme échappe-t-elle à ce processus ? Que nenni ! Charmeuse mais chaste (Vénus) ou nymphomane (Lune-Noire / Pluton), est-elle capable elle aussi de se transformer en prédatrice, obnubilée par son seul désir (Mars / Saturne), même si ses méthodes d’appropriation sont différentes ?

Car, si les victimes féminines d’agressions sexuelles sont, hélas, si nombreuses, n’oublions pas que les hommes, eux aussi, subissent ce fléau, même si on en parle moins.

Mythe ou réalité ces débordements sexuels (Mars / Jupiter / Lune Noire) ?

Comment pourrait-on les contrer (Saturne / Pluton) ?

Où en est la sexualité, aujourd’hui ?

Que nous dit le thème astral à ce sujet ?

La sexualité instinctive est régie par Mars, le dieu de la Guerre, comme par hasard. Qui dit guerre dit conquête avec toutes ses horreurs dont la mise en esclavage. Et, évidemment, la violence sexuelle, une arme de destruction massive.

Mais Mars est, d’abord, la planète du dynamisme, de l’entreprise, de l’action. Bien équilibrée, elle anime un thème un peu trop lymphatique et permet d’atteindre les buts fixés.

Mars apporte l’élan, la force physique et le désir. Mais il devient une brute cruelle s’il n’atteint pas immédiatement son but, en tout cas, pas aussi vite qu’il le veut. Car Mars est impulsif, imprudent, très inconscient. Il n’obéit qu’à sa « petite tête », sans égard pour ce qui le freine.

Telle est la sexualité martienne : recherche uniquement charnelle de conquête, sans perte de temps en séduction. Mars s’empare le plus vite possible, profite illico, impitoyablement et égoïstement. Puis il jette et passe à la suite.

N’est-ce pas l’image de la sexualité véhiculée par la médiocrité de certains média ? La sexualité n’est-elle pas devenue un mode de consommation (Mercure) comme un autre ? Un but ? Une occupation superficielle, parfois même, un art de vivre plus ou moins vulgaire qu’on préconise ?

La grande absente dans tout ça, c’est Vénus : le sentiment.

Où sont passées les notions de respect, d’attente, de fidélité, de durée ? D’amour, tout simplement ? Et, dans ce type de rapports, le plaisir, le bonheur ou la satisfaction de l’autre ont-ils une importance ?

Quant à la communion (Neptune), c’est quoi, ça ?

C’est l’exemple des mariages arrangés : on livre deux personnes inconnues l’une à l’autre pour faire des enfants.

Ou pire, les mariages forcés : on livre contre son gré une personne à une autre, comme un jouet qu’on a le droit de briser impunément.

Ce sont les mauvais aspects de Mars, ceux qu’on appelle aujourd’hui plus pudiquement « aspects dynamiques » : instinct sexuel de dominer autrui (Mars / Soleil), de l’attirer (Mars / Lune), de s’en emparer (Mars / Jupiter), de le posséder (Mars / Saturne), d’en profiter (Mars / Vénus), de le torturer (Mars / Pluton) puis de le détruire (Mars / Lune Noire).

Seule, Uranus donnera ou non la force de résister à de tels pièges.

Quant à la pauvre petite Vénus et son message d’amour, c’est la colombe face au dollar.

Comment peut-on en arriver à une telle inconscience (Mars, toujours Mars et Lune) ?

C’est que tout est déversé sur nous de façon si ordinaire et sans limites (Mercure / Jupiter) que la paresse intellectuelle (Mercure / Neptune) et la banalité (Saturne) remplacent l’indignation (Uranus). Nous nous laissons tellement programmer (Mercure) que nous en devenons fatalistes (Saturne), influençables et inconsistants (Neptune).

Si les archontes (Pluton / Lune Noire) existent, aujourd’hui, ils s’appellent publicité (Mercure) et mensonges (Mercure / Neptune), ces entités négatives qui nous poussent à la violence (Mars), à l’intolérance (Saturne) et à croire que, seul, posséder toujours plus (Jupiter) peut nous rendre heureux.

Nous tombons si facilement sous leur charme !

C’est le principe de la sexualité primaire (Mars) où tout semble si facile, à portée de main et surtout, permis (Jupiter).

Comment arriver à la conscience (Mercure / Uranus), surtout quand ces aspects sont tellement courants qu’on finit par les qualifier de culturels (Uranus / Neptune) ?

Reprenons au début

D’abord, la plupart d’entre nous avons ce qu’on appelle une sexualité équilibrée : Mars et Vénus sont en aspects conciliants, le désir sexuel nait de l’amour mental.

Nous sommes alors dans ce fameux principe biblique : « le positif doit dominer le négatif », sous entendu : le mental (énergie positive de création) doit dominer le physique (énergie négative de réalisation).

Dans ce cas, ce n’est pas Mars qui doit dominer Vénus mais Uranus (plan mental supérieur) qui doit dominer Lune (plan instinctif émotionnel) aiguillonnée par Mars (plan instinctif reproductif).

Principe malencontreusement (ou volontairement ?) traduit dans la Bible catholique par : « la femme doit se soumettre à l’homme ». Avec toutes les épouvantables conséquences qu’on connait.

Difficile de faire changer les mentalités après de tels enseignements !

Car non, il n’est écrit nulle part dans la Bible hébraïque que « la femme doit se soumettre à l’homme ». Pas plus que le contraire, d’ailleurs. La femme (Lune) et l’homme (Soleil) sont deux énergies non pas « supérieure l’une à l’autre » mais ne pouvant exister l’une sans l’autre car « différentes et complémentaires ».

Différentes mais complémentaires : c’est ce qu’indique un bon aspect entre Mars et Vénus dans un thème astral.

Mais aussi un bon aspect entre Lune et Soleil qui permet de bien assimiler en soi l’énergie féminine (sentiment) et masculine (action).

La sexualité est restée longtemps taboue, au point que les jeunes mariés ne savaient même pas ce qui « devait se passer » pendant la nuit de noces.

Pluton découverte en 1930 marque la « reconnaissance » de la sexualité. Ce n’est plus de l’indécence mais une fonction corporelle naturelle et un droit au plaisir. Mais il a fallu des décennies pour qu’on puisse en parler ouvertement.

Et quelques décennies de plus pour qu’enfin s’expriment au grand jour cet épouvantable sujet d’agressions sexuelles.

Autant dire qu’il y avait du travail !

Sexualité et plan divin

Pourtant, le pouvoir de procréer est un don divin. Mais il est le plus souvent abîmé, perverti, commercialisé et utilisé abusivement.

Disparu le côté initiatique qui nous améliore. Seule reste la recherche du plaisir immédiat et si éphémère qu’on n’a qu’une envie : recommencer.

On oublie facilement que la procréation donne un corps à une âme qui souhaite se réincarner. Les temps ont bien changé et, à présent, le plaisir sexuel stérile passe bien avant le désir d’enfanter.

Evidemment, il n’est pas question de juger mais de comprendre. La sexualité devenue libérée, libre et libératrice est un facteur important d’équilibre du couple.

Mais quand elle est ordinaire, excessive, uniquement fondée sur le plaisir sans partage et que toute valeur d’amour en est exclue, que devient-elle ? Un défoulement pour l’homme ? Et pour la femme, une habitude conjugale qui finit par la mener à l’épuisement et à laquelle elle cherche plus ou moins inconsciemment à se soustraire ?

Qu’en est-il du plan karmique ?

L’unique recherche de plaisir égoïste dans l’acte sexuel crée une charge karmique, surtout si c’est à n’importe quel prix.

C’est ainsi le cas de l’homosexualité ou la bi sexualité qui s’expliquent par le fait que la personne réincarnée a changé de sexe et qu’il lui faudra parfois plusieurs vies pour assumer le nouveau sexe. Mais il s’agit encore d’un cas différent.

Et que penser des couples homosexuels ou des célibataires qui, pour devenir parents, en sont réduits à la fécondation in vitro ou à faire appel aux mères porteuses ?

Autant de situations qui se chargent de karma. Il réapparaitra tôt ou tard dans une vie future, sous forme de problèmes sexuels de toutes sortes dont, évidemment, on ne connaîtra plus la cause.

Union et communion

Et pourtant !

La rencontre sexuelle transcendée éveille les chakras du couple simultanément. Ils entrent alors en vibration et se relient directement, non seulement aux ondes cosmiques et telluriques, mais en plus, à l’Autre, à leur divinité intérieure puis au « Tout Autre ».

Existe-il plus belle expérience  dans la réalisation d’un couple qui passe ainsi de l’union physique à la communion  éthérique ?

Le sexe devient l’Amour, énergie cosmique.

Et Vénus, l’amour, s’ouvre à Uranus et Neptune.

Evidemment, c’est l’idéal.

Peu de couples arrivent à cette illumination et ce n’est pas le but. Unir l’amour (Vénus) à la sexualité (Mars) est déjà bien suffisant.

Mais, si s’ajoute la Lumière, quoi de plus merveilleux qu’un enfant conçu dans la Lumière ?

Ce magnifique secret se cache dans les thèmes du couple. Reste juste à trouver où. Et cela relève aussi de l’astrologie relationnelle.

Ajouter un Commentaire