aura coup de foudreLes média nous donnent de la sexualité une vision que je trouve bien souvent vulgaire, genre « qui n’a pas eu droit à sa dose de sexe à la 37ème et la 54ème minute du film » ?

C’est d’ailleurs ce que prédisait Orwell dans son fameux « 1984 »…

Faute de ne plus pouvoir assurer au peuple « le pain et les jeux » comme le faisaient les empereurs romains, les media d’aujourd’hui saturent le peuple téléphage de violence et de sexe.

Car la sexualité est devenue le sexe. Consommation la plus rapide et la plus immédiate possible, multiple, éphémère, égoïste et basique, fondée sur le seul plaisir physique. Satisfaction d’un instinct de procréation devenu besoin de pouvoir sur l’autre, autant chez les femmes que chez les hommes.

Il n’y a qu’à regarder : quelle animatrice ou star du petit écran ne laisse pas innocemment apparaitre un bout de sein quelque part, pour faire monter l’audience ?

Mais s’est-on déjà posé la question : si les hommes faisaient la même chose, que se passerait-il ?

Sexualité commerciale, vendue, déformée, utilisée, polluée, banalisée, réduite à un objet de consommation, comme nous le disions plus haut.

Et après ? Qu’en reste-t-il ? Un sentiment de plénitude ? De dignité personnelle ? De partage ? D’élévation ?

Sans parler de l’amour ? Vous avez dit « amour » ?

Ce type de sexualité peut-il rendre heureux ? Et combien de temps ?

Pourquoi pas, si ça suffit à certains ?

Pourtant, la sexualité peut être tout autre chose. Elle ferait même partie de notre Essence Divine qui nous permet de nous relier à l’Etre Aimé d’une façon unique et totale.

En effet, bien loin de l’image qu’on en impose souvent, la sexualité peut se transcender et retrouver son sens « d’éveil de l’Ame ».

C’est ce qu’enseigne, entre autre, le tantrisme ou le Kama Sutra.

Mais il existe d’autres chemins pour approcher cette forme de sexualité sublimée qui demande, avant tout, un travail sur soi-même.

Car comment peut-on aimer et respecter l’autre si l’on ne commence pas par s’aimer soi-même, se respecter soi-même ?

Se « découvrir » soi-même autrement que par le sens du toucher ?

Expérimenter le « non corporel » au profit du spirituel, s’ouvrir aux ressentis éthériques, s’unir à l’Etre Aimé dans une énergie subtile ?

Tel est l’enseignement des Barigenae, Gardiennes des Portails d’Avalon.

Qui sont-elles, ces fées de l’ile mythique ?Marie Lune

D’abord, les neuf filles de Bélénos, le dieu solaire des celtes.

Ensuite, chacune est une Initiée, une Vierge dans son sens premier « d’Une par Elle-Même ». La Vierge est l’Unicité, celle qui « n’éprouve pas le besoin de l’autre ». La Non-Dépendance ! N’y a-t-il pas meilleures conditions pour vivre une relation d’Amour véritable ? Dans l’épanouissement du couple qui devient alchimique ?

Et si tout commençait par là : que chacun redevienne « Vierge » ? Cette Vierge-là ?

C’est le chemin que choisit Kadarn, héros des temps anciens mais homme d’aujourd’hui, souhaitant, justement, vivre autrement sa sexualité : amoureuse, transcendante, dangereuse, peut-être. Mais tellement révélatrice !

En tout cas, en fusion totale avec l’Etre Aimée, cette Femme, Anima, pour laquelle il s’aventure ainsi sur l’Ile Magique ;

Son but est d’y traverser les Neuf Portails où l’attendent Neufs Fées, les Barigenae.

Chacune d’elle l’initie à une sacralisation de la Sexualité par l’acquisition d’une vertu particulière, associée à un trait de caractère à comprendre. 4 la Fée Viviane

Chaque Portail laisse à Kadarn le choix d’expérimenter :

Au premier Portail, la Virginité, avec Ogia, la timide.

Au deuxième Portail, la Pureté, avec Glania, la sereine.

Au troisième Portail, la Charité, avec Karantia, la secrète.

Au quatrième Portail, la Noblesse, avec Uxellia, la fière.

Au cinquième Portail, la Vérité, avec Viriona, la lucide.

Au sixième Portail, la Droiture, avec Aventia, la distante.

Au septième Portail, la Bonté, avec Dagia, l’oblative.

Au huitième Portail, la Plénitude, avec Lania, l’envoûtante.

Au neuvième Portail, la Joie, avec Lovania, la mystique.

Chaque Portail révèle à Kadarn un secret sur lui-même, sur ses interrogations, sur son authenticité, surtout. Jusqu’où est-il prêt à plonger en lui-même ?

En même temps, chacune des Fées l’invite à vivre un rêve érotique teinté de druidisme dans lequel Anima se découvre très initiatiquement.

Car la Sexualité Sacrée demande d’abord une alchimie personnelle fondée sur cette Vibration Céleste : l’Amour.

Alors, Kadarn s’interroge.

Est-il bien celui qu’il croit être ?

Saura-t-il renoncer à la part de lui-même qu’il faut abandonner ?

Pourra-t-il transmuter ses peurs en Lumière, aller jusqu’au bout de lui-même, pour atteindre le Neuvième Portail, mais aussi le traverser ?

Les Barigenae sont-elles vraiment des Fées ou juste des aspects de lui qu’il refuse de voir et qu’elles lui renvoient comme autant d’inévitables miroirs ?

Le labyrinthe vers Excalibur reste une épreuve déterminante, encore et toujours… Mais Kadarn souhaite-t-il vraiment trouver cette Epée d’Eau pour l’intégrer et devenir lui-même Excalibur ?

Ce passage des Portails éveille à la Sexualité Sacrée.dolmen

Totalement différente du « sexe » ordinaire, elle nécessite avant tout un voyage intérieur, une acceptation, une évolution, une élévation, même.

Inconfortables et tortueuses, ces remises en questions personnelles demandant bien des efforts.

Car, dans ce domaine, l’érotisme n’est pas l’unique recherche de plaisir égoïste dans un « frottement d’épidermes » mais une recherche de Partage Divin avec la Personne Aimée.

Partage d’âmes qui, d’ailleurs, devraient se reconnaître dès le premier baiser…

 

Voir  le neuvième portail

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