La Bible, oui mais...

Suite aux questions que l’on me pose, je me réfère souvent à la Bible.

Mais je tiens à souligner que, si, le plus souvent, la Bible est citée dans son sens religieux, personnellement, je la cite surtout dans son sens ésotérique et initiatique.

L’approche est totalement différente. Car, où la religion voit l’esprit moralisateur, la notion de faute à expier, de vices, de références extérieures, l’enseignement ésotérique, lui, parle d’erreur perfectible, de limite, de critères intérieurs, d’expérience évolutive, de non-jugement.

L’interprétation religieuse de la Bible obligerait à évoluer suivant un modèle extérieur (exo-térique : je dois être comme quelqu’un d’autre) pour échapper à l’enfer qui se trouve »… Où, au fait ?

L’interprétation initiatique de la Bible invite à créer ses propres valeurs morales en suivant un chemin personnel (éso-térique : je veux être moi-même) pour atteindre la sérénité, paradis intérieur, état qui se ressent mais ne peut pas se transmettre ».

Cette différence qui me semble importante permet de sortir de la dualité, du jugement.

Tant que nous sommes dans le jugement, nous ne pouvons pas être heureux. Car qui dit jugement dit « comparaison à une norme ». Mais laquelle ? Elle sera forcément humaine, donc instable, faussée puis, finalement, décevante. Ou divine, donc frustrante et décourageante car hors de portée.

Au premier degré, nous sommes tous tentés de juger. Parce que ça nous rassure et que la norme est indispensable pour vivre en société. Elle protège l’intérêt collectif qui passe toujours avant l’intérêt individuel.

Mais au deuxième degré, ce que j’appelle souvent la « Quatrième Dimension » éthérique, il n’y a plus qu’une seule norme : l’Amour.

L’Amour mais dans son sens ésotérique de « respect des Lois Naturelles d’Harmonie », ce qui n’a rien à voir avec l’attachement émotif ressenti pour une autre personne. Ou pour un Dieu.

Dans cette « Quatrième Dimension », tout est construit en fonction de cette Harmonie Naturelle. Cela peut révéler le sens caché de tout événement, en expliquant sa nécessité « dans la marche cosmique » et non plus « sur un plan individuel ». Y compris ce que, dans la troisième dimension, nous vivons parfois de façon dramatique et que nous appelons couramment le karma ou la loi de causalité.

Au niveau cosmique, quoi qu’on fasse, il sera toujours possible d’en comprendre le sens et d’en corriger les erreurs. C’est le plus souvent le but de nos incarnations. Nous en avons le choix… Et le temps. Ainsi que les codes secrets dans la Bible ésotérique.

Au contraire, l’enseignement religieux de la Bible maintient souvent dans cette peur de jugement de troisième dimension : « il faut » mériter  son Paradis. Et comment ? En souffrant le plus possible ici et maintenant : subir, porter sa croix. Sinon, ce sera le purgatoire ou l’enfer. Il n’y a pas d’autres alternatives. Et pas d’autre chance que la vie actuelle. Donc, pas de liberté.

D’après la religion catholique, par exemple, l’existence devrait être une longue souffrance qui, peut-être, nous permettra de connaître le bonheur après notre mort. La possibilité d’accès au paradis sera proportionnelle à la quantité de souffrance acceptée sur Terre.

Pas très encourageant tout ça !

L’enseignement ésotérique de la Bible permet de sortir de ce schéma morbide et propose, au contraire : sois toi-même et reste fidèle à toi-même, ici et maintenant. Et sois heureux, comme le veut ton Créateur qui t’aime et qui ne te demande rien d’autre. Car c’est en apprenant à être heureux toi-même que tu pourras rendre ta vie heureuse et les autres heureux.

C’est du moins ce que j’ai compris.

Alors, quand on parle de jugement, de notion de bien ou de mal, de mérite ou de punition, on en parle « par rapport à quoi » ?

Où se situer ?

C’est là toute la différence entre la compréhension « extérieure » et la compréhension « intérieure » de la Bible.

Et son utilisation dans le sens de :

« Je te rends responsable de la mort du Christ donc tu dois payer, porter sa croix et souffrir pour mériter ton paradis, ailleurs. Pour cette raison, tu ne pourras rien faire sans en référer à moi, ton Dieu autoritaire et vengeur»

ou de :

« Tu n’es pas responsable de la mort du Christ qui a accepté son destin, car nul n’est responsable du choix des autres. Alors pose ta croix. Tu es perfectible, donc essaie de devenir toi-même pour accéder à la sérénité, ton paradis intérieur, ici. Ainsi, tu ne seras plus dépendant de Moi et nous pourrons vivre une véritable relation d’Amour-Fontaine et non plus d’amour- soif. Quand tu l’auras compris, tu seras libre.».

La voie de la peur ou la voie de l’Amour ?

Une différence de taille… Qui peut transformer toute une vie.

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