Parlons un peu Jugement Dernier

 

Comme je l’ai déjà écrit, la Bible est une méthode codée d’enseignement spirituel. Et les termes hébraïques sont tellement riches qu’environ un cinquième seulement de leur signification réelle aurait été traduit.

C’est dire à quel point cette traduction peut être incomplète ou faussée.

Je donnerai pour exemple l’histoire du Jugement Dernier, fait abordé par J HEIBLING, dans la revue « L’Initiation » de mars 1912.

Dans cet article, J Heibling rappelle que la religion catholique (mais aussi d’autres) nous enseigne « la résurrection générale dans la Vallée de Josaphat au jour du Jugement Dernier ».

Ainsi, le prophète Joël écrit :

« En ces jours-là, je rassemblerai toutes les nations, je les ferai descendre dans la vallée de Josaphat ; là j'entrerai en jugement avec elles au sujet d'Israël, mon peuple et mon héritage » (Jl 3, 2).

Mon cerveau de jeune catéchumène comprit alors que « tout le monde serait rassemblé en même temps. Et que ça ferait beaucoup de gens ! Ça se passerait dans un endroit appelé la Vallée de Josaphat ou du Cédron, un jour où Dieu, très en colère, viendrait tous nous juger, moi y compris, pour la dernière fois.».

Rassurant, n’est-ce pas ?

Mais quoi de plus logique, si on s’en tient à ce qu’enseigne la Bible ?

Justement, nous précise J Heibling : « cette phrase à elle seule contient la grande Vérité et prise à la lettre, elle est fausse d’un bout à l’autre ».

Une incohérence toute simple : la Vallée de Josaphat a une superficie d’environ 60 hectares. Combien serons-nous ce fameux jour où Dieu rassemblera l’humanité entière, vivants et morts, foule que J Heibling évalue à 450 milliards d’individus, en mars 1912, date à laquelle il écrit cet article.

En 2016, nous serions combien de plus ?

Il est évident que la Vallée ne pourra jamais accueillir autant de monde ! Il faut donc trouver une autre signification.

C’est là que nous revenons au Notarikon dont j’ai déjà parlé : la méthode qui permet de trouver quantité de significations en un seul mot.

Ainsi, Josaphat signifie : ce qui réalise un jugement porté.

Cédron signifie : le déchargement, traduit plus exactement par la délivrance.

Josaphat serait donc le résultat du jugement et Cédron, la délivrance, la libération de ce jugement.

J Heibling fait ici un rapprochement avec la réincarnation mais j’y reviendrai dans un autre article.

Quand au terme Vallée, il s’agirait de notre univers, la Terre, souvent qualifiée de Vallée de Larmes.

Ainsi, qu’en est-il du Jugement Dernier ?

Soit, nous nous en tenons à la traduction traditionnelle mais approximative de la Bible : un jour futur dont on ne connait pas la date, Dieu rassemblera plusieurs centaines de milliards d’humains, morts et vivants, dans une petite vallée au sud de Jérusalem. Et là, Il procédera au jugement de chacune d’elle. Suivant les actes bons ou mauvais de cette personne durant sa vie terrestre, soit, il la ressuscitera dans le corps qu’elle possédait avant sa mort (mais amélioré), soit, il l’expédiera en Enfer ou au Purgatoire.

Vous a-t-on enseigné autre chose ?

Donc, sous entendu, nous sommes encore et toujours sous la menace d’un Dieu autoritaire et vengeur.

Alors que si l’on s’en tient à la traduction prise à la lettre, la Vallée de Josaphat ou Cédron devient « la libération des malheurs terrestres, résultat du jugement de Dieu » qui, rappelons-le, n’est qu’Amour et donc, ne punit personne.

Et là, ce n’est plus du tout la même chose.

A nouveau toute la différence entre la peur et l’Amour.

Ajouter un Commentaire